Mieux vivre son célibat
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Comment vivre son célibat après 35 ans ?

Hello beauté de l’univers,

Je vais être honnête avec toi.

Vous êtes nombreuses à vous demander comment bien vivre son célibat après 35 ans. 

Si tu lis cet article, tu te questionnes peut-être à ce sujet, et je te rassure, tu n’es pas la seule. 

Plusieurs personnes dans mon entourage dont des femmes ne vivent pas toujours bien leur célibat surtout après 35 ans. Non pas parce que leur statut de célibataire ne leur convient pas mais parce qu’elles sont constamment jugées (par la société, la famille, les collègues, les amis).

Une femme célibataire après 35 ans et de surcroit sans enfant suscite inévitablement de la curiosité et beaucoup d’interrogations.

Je me souviens qu’un jour l’une de mes amies me parlait d’un homme qu’elle venait de rencontrer, elle m’a dit la seule chose suivante:

 » Oui mais tu comprends il est célibataire et sans enfant à 37 ans, à tous les coups il y a un loup ! ».

Elle avait oublié l’espace d’un instant que j’étais dans la même situation que cet homme ! Cela m’a mise mal à l’aise parce que je n’avais pas l’impression d’avoir un quelconque souci.

Si tu es célibataire et sans enfant à plus de 35 ans c’est que tu as forcément des problèmes. Tu es sans doute difficile à vivre !

Les difficultés du célibat après 35 ans ?

Le poids des chiffres:

L’âge va parfois jouer une grande importance dans le fait d’être à l’aise avec son célibat… ou pas.

L’un de mes amis a décidé de se marier à l’âge de 25 ans et tu sais quoi ?

Les gens ont trouvé ça trop prématuré. Il a fait l’objet de plusieurs critiques.

Alors que si une femme (ou même un homme) veut prendre son temps après 35 ans, on va trouver des choses à redire à cause du temps qui passe.

Certes il y a parfois la question de l’horloge biologique pour une femme si elle désire avoir des enfants mais je crois que le vrai problème se situe ailleurs.

Un célibat qui dérange:

C’est un fait, la (le) célibataire (de surcroit sans enfant) de plus de 35 ans dérange. Elle ne rentre pas dans la case préétablie.

Elle ne réunit pas tous les critères censés la rendre heureuse, à savoir:

  • Etre mariée
  • Avoir des enfants
  • S’estimer heureuse d’avoir tout ça !

Cela s’appelle rentrer dans le moule et tout le monde n’a pas envie de rentrer dans ce moule préconçu.

Et si les gens ne se conforment pas à ces codes dictés par la société, ils sont alors stigmatisés.

La psychologue américaine Bella DePaulo a même créé un terme pour désigner cette stigmatisation: « Le Singlisme »  (pour single= célibataire en anglais).

Selon elle, le singlisme est la stigmatisation des adultes célibataires. Cela inclut tous les stéréotypes négatifs sur cette partie de la population et surtout pour les femmes.

Mais alors comment se sortir de cette spirale de préjugés  ?

Comment mieux vivre son célibat après 35 ans (même s'il est choisi) ?

Arrêter de se justifier

Je me suis longtemps sentie obligée de me justifier.

Pourquoi j’ai arrêté une relation bienveillante alors qu’elle fonctionnait en apparence ? Pourquoi je n’étais pas sur les appli de rencontres pour trouver plus rapidement quelqu’un ?

J’ai arrêté de me justifier le jour où j’ai compris que les gens qui me posaient ces questions ne voulaient pas s’assurer de mon bien-être mais voulaient s’assurer d’être eux sur la bonne voie. Ils ont besoin d’être rassurés sur leur statut de « couple ».

Ils veulent qu’on leur renvoie une image triste ou erroné du célibat. Certains ont besoin d’entendre que leur statut est meilleur que celui de célibataire alors que ce n’est pas une compétition.

Personnellement je n’ai eu aucun souci avec ma vie de célibataire. J’était très heureuse seule et je m’épanouissais dans la vie sans un partenaire à mes côtés même si j’en avais envie bien entendu.

Mais cela ne signifiais pas qu’il faille le trouver à tout prix. Et d’ailleurs il y a de nombreux couples qui ne sont pas heureux. Il n’y a pas de règles à part celles qu’on se fixe soit-même.

Assumer son statut de célibataire

Ce que j’entends par là c’est que le statut de « célibataire » n’est pas confortable pour tout le monde.

L’assumer pour moi veut dire profiter pleinement de sa vie de célibataire mais également prendre le temps de vivre sa tristesse quand on la ressens parfois. Ne pas nier ses émotions est assez important pour pouvoir avancer.

Assumer son célibat veut aussi dire qu’il est important de continuer à vivre sa vie normalement.

Pour la petite anecdote, j’ai toujours rencontré des gens intéressants au moment où je lâchais prise. Au moment où j’avais juste envie de vivre de belles expériences avec mes amis (théâtre, soirée, resto…) sans forcément penser à rencontrer quelqu’un mais juste profiter de la vie et du moment présent. C’est important d’être en phase avec cela pour pouvoir attirer à soi des personnes qui sont dans le même état d’esprit.

Et d’ailleurs j’ai rencontré mon mari en plein voyage solo pendant que je kiffais ma vie de célib.

Profiter de cette période pour oeuvrer sur soi

Je n’ai jamais été aussi focus sur moi-même que lorsque j’ai été célibataire.

Cela m’a permis de prendre le temps de travailler sur mes projets, alimenter ma vie sociale et professionnelle, sortir de ma zone de confort en faisant des choses nouvelles. J’ai fait un voyage solo pour la première fois à 35 ans suite à une séparation. Ce fut l’un des plus beaux moments de ma vie.

Cette période de célibat est aussi une période où l’on se prépare à accueillir l’autre en oeuvrant sur soi: j’ai pris souvent le temps de faire le point sur ma dernière expérience amoureuse et de comprendre ce qu’elle m’a apporté. J’ai aussi essayé d’en tirer des leçons pour les suivantes. Parce que c’est important de panser toutes ses plaies avant d’envisager une nouvelle relation durable.

Mais ce qui est plus important encore est d’être totalement en phase avec soi. Etre en phase avec ses propres envies.

Oeuvrer sur soi signifie également prendre soin de soi: s’accorder du temps pour faire des choses qui nous animent, être indulgent avec soi-même notamment sur ses expériences passées.

Enfin, oeuvrer sur soi peut parfois nous amener à revoir nos standards (à la hausse hein) pour une future rencontre. L’introspection permet de savoir si nous sommes réellement alignés avec nos véritables envies et nos véritables attentes.

Incarner son envie d'être dans une relation amoureuse

Quoi de mieux pour vivre à fond son célibat que se préparer pour la prochaine rencontre ?

Sauf si tu décides d’être célibataire à vie, tu auras à un moment donné envie d’être avec quelqu’un. C’est là qu’il va être important d’incarner ta envie de couple et la vivre pleinement (même si elle n’est pas encore là). Je n’entends pas par là passer 24h/24 sur Tinder mais plutôt te mettre dans une posture qui favorisera la rencontre amoureuse et cela peut passer par:

  • Tester des activités dans des endroits différents de ceux que tu connais.
  • Si tu es sur une application de rencontres: préparer une fiche qui te correspond réellement et qui détermine tes attentes de manière très claire.
  • Alimenter un état d’esprit positif: ben oui tu auras du mal à attirer la bonne personne si tu penses que tous les partenaires potentiels sont des coureurs de jupons et que les applications de rencontres sont faites uniquement pour les coups d’un soir. INCARNE !

Ne pas regarder dans le rétroviseur

Il est facile de ressasser les histoires amoureuses passées lorsqu’on est célibataire. On a parfois envie de s’y attarder longtemps sur ce passé qui nous a blessé et on oublie à tort que c’est vers l’avant qu’il faut regarder et avancer.

Il n’y a rien de moins productif que de revenir régulièrement sur le passé. Cela ne changera pas les choses et surtout cela risque de te dévier de tes objectifs et de tes envies.

Ce n’est pas toujours facile à faire surtout lorsqu’on sort d’une relation amoureuse douloureuse à l’issue de laquelle nous avons laissé des plumes. Une relation qui nous a fait perdre confiance. Confiance en soi, confiance en la vie.

Néanmoins il convient parfois de passer à autre chose et de prendre justement le temps de digérer les choses pour mieux rebondir.

Enfin la meilleure manière pour vivre son célibat de manière sereine et épanouie c’est de se rappeler que ce n’est pas une maladie et que nous passons tous par des stades différents dans la vie. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise configuration au sujet du célibat. Tu es seule maîtresse de ta vie et de la tournure que tu veux lui donner.

Personne ne doit te dire comment vivre cette période à part toi-même et personne ne sait finalement mieux que toi ce qui te convient le mieux.

Des célibataires ici ? Comment ça se passe ? 

  • C’est vrai qu’on met souvent la pression passé à certain un âge. J’ai une copine qui m’avais dit qu’elle sera prête à avoir un enfant toute seule si à 35 ans elle n’est toujours pas en couple. Je lui ai demandé pourquoi à 35 ans ? Elle ne le savait pas trop elle-même lol.

  • Je suis complètement en phase avec toi Sarah. Ce n’est pas simple tous les jours d’être célibataire après 35 ans, mais c’est avant tout une question de pression sociale je crois. Par exemple en ce moment je suis très bien seule, je ressens même le besoin de l’être pour avancer et trouver la personne qui me correspond. Mais malgré cela, parfois, le regard des autres n’est pas toujours évident à gérer. Si ce n’est pas de la pitié, c’est de la méfiance, voire même parfois une forme de jalousie. Tellement de couples sont ensemble pour les mauvaises raisons !
    Alors dans ces moments-là, je me rappelle que je préfère la solitude (nous avons un problème avec la solitude dans nos cultures aussi, alors qu’elle est selon moi essentielle à notre équilibre et à notre bien-être) à une relation qui ne m’épanouie pas, que je fais plein de choses nouvelles et différentes parce que je sors de ma zone de confort, et que, même si j’espère un jour rencontrer quelqu’un et construire à deux, je ne regrette aucunement que « ça prenne du temps » car ma vie est ultra riche et à mon image 😉

    • Bien sur que ce n’est pas toujours vrai. Quelque soit la situation dans laquelle on est, à partir du moment où elle nous fait souffrir c’est que nous ne sommes pas alignée avec cette dernière et qu’il faut entreprendre de la changer.

    • J’entame ma 6eme année de célibat pur et dur. C’est clair que c’est horrible la pression et le jugement des autres. C’est encore pire quand c’est des inconnus intrusifs, qui choqués d’apprendre qu’on est célibataire, sans enfants, font des réflexions comme :  » Ah bon ?! Une belle femme comme vous ? » Ou « une gentille femme comme vous ?? » Qu’est-ce que je suis censée répondre ? Je n’ai pas choisi de ne pas rencontrer la personne qu’il me faut… Et je refuse de me jeter sur une personne qui ne me plaît pas réellement par désespoir. Ma solitude, c’est plus les autres qui me l’a font ressentir, mais j’essaie de me focaliser sur les avantages à être seule pour « survivre » et ne pas sombrer dans la déprime.

      • Je comprends très bien ton message d’autant plus que je l’ai longtemps vécu. Le jugement, les injonctions pour rentrer dans le moule. Et c’est souvent les autres qui nous font ressentir la solitude en effet. Merci pour ton commentaire.

    • Bonjour Sarah… Ya autant de cas que d invidue mais moi a 35 ans célibataire je le vie très bien… J aurais aussi des astuces mais ce qui marche pour moi fonctionne pas forcément pour les autres… Néanmoins seul et plein de passion je ne connais pas l ennui. Les anciennes histoires damour que j ai vécu furent extraordinaire, très belle et je ne les auraient jamais connu si j avais eu une femme depuis des années.

      • Bonjour et merci pour ta réponse.
        C’est en effet important d’avoir une vie riche et pleine de choses qui nous remplissent.
        Des passions, des amis véritable afin de kiffer vraiment la vie quelque soit la situation amoureuses dans laquelle nous sommes

  • J ai 38 ans et meme si je me suis habituée a mon celiba je ne le vis pas par choix. Notre société est individualiste et nous vend le celiba comme un rêve, une liberté choisie. .. Ce n est de loin pas toujours vrai. Oui on s habitue, mais ce serait mieux a deux. Mais c est vrai qu on est mal vue passé 35 ans seule c est qu on passe pour celle qui a un problème..

    • En effet ce n’est pas toujours simple de dépasser le regard des autres, le jugement de la société qui voudrait qu’on soit casées, avec des enfants , la grande voiture et le chien après un certain âge.

  • J’ai 35 ans je suis un homme je suis célibataire depuis des années et je le vis très mal, je ne sais pas aller aborder les femmes, je n’ose même pas, je considère aussi qu’elles pourraient très bien faire le premier pas et hélas elles ne le font pas, du coup chaque jour je me renferme sur moi même un peu plus, je vois tout le monde en couple même des mômes de 13 piges et moi seul avec moi même, c’est une vraie souffrance.

    • Bonjour,

      Je vous rejoins dans l’ensemble, chacun de vos témoignages fait écho en moi, après je pense que personne n’est fait pour être et vivre seule, assumer, choisir son célibat est une utopie, je pense qu’il est forcement subit qu’on l’admette ou non à soit même ou aux autres.
      Peut-être qu’une carrière professionnelle passionnante ou une vie créative peut combler un sentiment de vide, un manque affectif, mais je pense que sans amour la vie n’a pas de réel sens, à quoi bon réussir, grandir, accomplir si ce n’est pour partager, bien sûr il y a les amis, la famille…mais eux construisent! Malgré cette vision des choses je m’évertue à me faire croire et à faire croire aux autres (pas à tous le monde hein) que je vis la vie qui me correspond et que je suis libre! alors que je suis enfermée et tiraillée mentalement par l’envie, parfois obsessionnelle, d’être épanouie dans une relation avec une vie de famille et la conscience, que je ne veux pas non plus un homme et des enfants à tous prix! je veux en avoir envie, mais alors qu est-ce qui cloche, sûrement les fameuses névroses, pas de vie professionnelle hors du commun, pas de réussite sociales, juste une femme banale, plutôt mignonne, toujours souriante, à l’écoute des autres, mais 36 ans, célibataire et sans enfants.
      Ce commentaire n’est pas négatif, je pense juste, sans certitude que nos pensées limitante sur ce que nous voulons en nous racontant de belles histoires sur nos céliba trop cool à la « sex and the city » ou à la quête du prince charmant, pourraient bien nous faire passer à côté de ce que l’on veut vraiment.
      Juste si on est honnête avec nous même alors on se dit que la vie seule c’est bien mais à deux, c est encore mieux et la, on ouvre de nouvelles perspectives et le reste suivra, enfin j’espère merde !!
      Kami je vous comprends, pas facile de faire le 1er pas, même si vous me plaisiez il y a fort à parier que malheureusement jamais je ne vous aborderait…
      Pour ma part j’aimerais faire du théâtre pour m aider à m’extérioriser et plus aller vers les autres.

      • Bonjour à tous,

        Je suis tombée sur ce site en tapant  » célibataire à 35 ans » à la recherche sans doute de réponse! ,
        Je suis célibataire depuis quelques mois et je j’ai 35 ans.
        Sarah merci pour ce blog tes propos sont rassurant !
        Mon problème est que je n’arrive pas à sortir de ma zone de confort.. sortir seule , partir en vacances seule , même si j’apprécie le solitude ,la simple idée de faire ce genre de choses seule me terrorise… J’espère pouvoir y arriver ! Si vous avez des conseils je suis preneuse 🙂

        • J’étais comme toi il y a quelques années. Terrifiée à l’idée de sortir seule et de faire des choses seule.
          Pourtant c’est lorsque j’ai commencé la danse seule après mon divorce que les choses ont commencé à changer pour moi.
          J’ai découvert que je pouvais tout faire, j’avais repris confiance en moi.
          Tu peux commencer par faire des petites choses qui te permettent de sortir de ta zone de confort (la technique des petits pas) et de voir ce que tu peux faire sans trop de difficulté.L’idée n’est pas de te mettre la pression mais de cheminer selon ton rythme

    • Je suis vraiment désolée de lire ceci. Je comprends que cela ne soit pas simple à vivre

      • Oui Elodie je partage certaines de vos positions.
        Je parle beaucoup de la notion de se suffir à soi quand on est seule.
        Parce que pour moi il est important d’abord d’apprendre à s’aimer, à apprécier sa compagnie avant de chercher celle de l’autre.
        Comment pourrait-on demander aux autres de nous aimer si nous ne pouvons pas rester seule ?

        Ensuite il y a cette notions de vivre son célibat de manière décomplexée sans que cela ne soit une maladie et tout en continuant à être ouverte aux apportunités qui se présentent. Ce n’est pas incompatible 😉

  • Moi aussi je vis plutot mal cette situation mais je pense que je vais y arriver. Je suis de nature plus solitaire et il m est difficile de sortir seul et aborder quelqu un. Je suis un homme de 37 ans et séparé après 15 ans de vie commune
    Je pense qu il faut sortir de sa zone de confort petit à petit pour y arriver, réapprendre la vie, lacher prise et ne pas juger pour faire des rencontres et le plus dur ne pas ressasser et cogiter lors des moments de solitude

    • Bonjour et merci pour ton message.
      En effet, c’est très juste de penser qu’il sera utile de sortir de sa zone de confort.
      Ma vie a complètement changé le jour où j’ai décidé de faire un pas en dehors de ma zone de confort.
      Et la j’ai découvert d’infinies possibilités autour de moi pour mon cheminement personnel

  • Merci pour cet article, je me sens moins seule du coup, je pensais qu’il n’y avait que moi qui vivait très mal mon récent célibat. Pas facile de ne plus partager avec quelqu’un notre vie de tous les jours, nos émotions et nos ressentis. Certes il y a les amis mais ce n’est pas pareil. Courage à toutes les femmes qui subissent cette pression sociale et les jugements hâtifs des personnes que nous cotoyons <3

    • En effet Aurelia ce n’est pas si simple de faire face à la pression sociale.
      Comme pour tout, il y a des choses qui peuvent se déconstruire.
      Pendant longtemps je pensais que mon célibat me pesait parce que je me sentais seule mais en fait il m’a beaucoup pesé parce que je ne rentrais pas dans la case qu’on avait défini pour moi ( la société, l’entourage…)
      Une fois qu’on a compris ça, on aborde les relations amoureuses avec plus de sérénité.

  • Je viens d’avoir 35 ans et viens aussi de me faire larguer par un homme après 5 ans de relation. Tout se passait merveilleusement bien sauf nos projets. Enfin les siens où je n’en faisais pas partie.
    Depuis le lycée, j’ai toujours été la seule célibataire “du groupe” et de la “famille”.
    À 25 ans, être célibataire était déjà un enfer. Ancienne dépendante affective, j’ai fait de toutes mes relations un enfer où je donnais à l’autre, le pouvoir de joie ou de peine sur moi. Pendant que moi, je me mettais en pause.
    À 30 ans, j’ai tout quitté pour voyager pendant 1 an. Mais surtout, j’avais définitivement renoncé à l’amour. C’est la que je l’ai rencontré. Ces 5 années avec lui m’ont appris beaucoup de choses: communiquer, être complice, rigoler. Aujourd’hui une chose me fait peur: où rencontrer des hommes? Est-ce qu’il en existe même célibataires de mon âge? Je travaille dans un milieu d’hommes et un jour une collègue m’a dit que dans cette entreprise, c’était le reflet de la société. Tous les hommes sont mariés, ou en couple et chez les femmes la moitié était célibataire. J’ai fait l’inventaire sur moi. Je ne suis pas jolie, je sais que physiquement, je ne correspond en rien des critères de beauté imposés par une société occidentale. Je suis introvertie, pas bon pour cette société. Je n’aime ni les boites de nuit, ni être sur des applications de rencontre. Je ne suis pas charismatique: si je suis avec une copine, ou un copain, on va naturellement s’adresser à l’autre. On ne se souvient jamais de mon prénom. Je ne sais pas pourquoi j’ai autant déballé mes angoisses ici, juste que je cherchais du réconfort et apaiser ce sentiment de vide

    • Bonsoir Carole,
      Je me trouve presque exactement dans votre situation, avec le même passé de célibataire et la même relation de presque 5 ans terminée il y a très très peu. Je compatis et vous souhaite beaucoup de courage.
      En revanche j’ai un fils de 13 ans qui n’a jamais eu de père, ce qui change un peu la donne de la solitude.

  • Merci mille fois pour cet article ! Suite à une énième déception amoureuse je me retrouve célibataire à bientôt 35 ans et m’apprête à recommencer à zéro, que ça soit ma carrière, ma façon d’être ou mes relations, j’ai décidé de tout reprendre en main et de vivre enfin ma vie sans courir après les hommes et cet objectif que je m’étais donné d’être mariée et maman avant 30 ans…
    Je m’aperçois que je suis loin d’être seule dans cette situation et cela me pousse d’avantage à aller vers l’avant et oublier le passé.

    • Bonjour Jennifer, merci à toi pour ce partage. En effet tu n’es pas la seule dans cette situation je te rassure. Je l’ai longtemps vécu après mon divorce. Mais je me suis aperçue que ce qui était le plus important c’est me centrer sur moi pour comprendre ce que je voulais vraiment et quelles étaient mes réelles aspirations.

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